Histoire du hockey sur glace à Reims depuis 1967 | Les Phénix

 Plus de 50 ans de hockey à Reims

Les Rémois n'ont pas toujours su qu'ils aimaient le hockey. Ils l'ont découvert un soir de décembre 1967, à l'inauguration de la patinoire Bocquaine, devant un match France-Pologne juniors.


Le journal L'Union a titré sur un coup de foudre. Cinquante ans plus tard, personne n'a démenti.
Entre les deux, il y a eu des Flammes Bleues deux fois championnes de France, un club qui
disparaît, un autre qui renaît, des Phénix qui frappent aux portes de la finale, une patinoire
démolie et une autre qui sort de terre. Voici les grandes dates, et les pages pour aller plus loin
Source des faits : le livre « 50 ans de hockey rémois » de Damien Morel (2015),

Les Flammes Bleues

Champions de France 2000 et 2002

Quand Charles Marcelle prend la présidence du Hockey Club de Reims en juin 1983, il raconte plus tard qu'il n'y avait même plus d'équipe senior. 


Son idée tient en une phrase : former des  joueurs français et les faire monter. Elle va marcher. Le nom de Flammes Bleues, lui, vient d'un partenariat. En 1988, Deville, fabricant de chauffage à bois fondé en 1846, qui vient de lancer une chaudière murale à gaz, a l'idée d'associer le feu et la glace. Le partenariat dure trois ans.


Le nom, lui, est resté. La même année arrive Vladimir Kovin, champion olympique 1984 avec l'URSS. Après deux jours de voyage, il joue son premier match début octobre 1988. Il restera à Reims comme joueur, entraîneur puis formateur, à l'exception de la saison 1994-1995. 


En 1999, les Rémois sont vice-champions de France, battus en finale par Amiens, alors que Bocquaine est fermée et que leurs matchs à domicile se jouent à Épinal. Le titre arrive le 16 avril 2000 : champions de France, pour la première fois, en battant Caen en finale. Un second sacre suit en 2002, au terme d'une saison sans play-offs : 24 victoires en 36 matchs, 17 joueurs français dont dix formés à Reims, trois étrangers seulement, sous la conduite du capitaine Anthony Mortas.


 La fête sera courte. Le Hockey Club de Reims dépose le bilan le 18 juin 2002, et le tribunal prononce sa liquidation le 8 juillet

 Les Phénix de Reims 2002-2015 : naissance et années D1

 Les Phénix : la renaissance du hockey rémois
Le 2 juillet 2002, des passionnés qui n'arrivent pas à se résoudre à la fin du hockey à Reims créent le Reims Champagne Hockey. Victor Nunès en prend la présidence, Vladimir Kovin entraîne l'équipe. Le club démarre avec 250 licenciés et une équipe senior en D3, bâtie sur d'anciens cadets, juniors et joueurs de l'équipe B du club disparu. Le premier match officiel a lieu le 5 octobre 2002 à Bocquaine, contre Wasquehal : victoire 14-5, le premier but est marqué par Place, avant la deuxième minute. 


Promu en D2 dès 2003, le club remporte son premier titre en mai 2004, avec les cadets champions de France (Excellence) à Strasbourg. Le nom de Phénix apparaît à la saison 2005-2006, et l'accès à la D1 suit en 2007. L'ère la plus brillante commence en 2008 avec François Dusseau sur le banc. En 2009-2010, la première manche de la demi-finale de D1 contre Caen est gagnée 3-0 dans une patinoire pleine à craquer : c'est le match de référence de l'époque. Reims échoue ensuite aux portes de la finale, et termine quatrième quatre saisons de suite. 


L'affluence a suivi : 265 spectateurs en 2002-2003, 811 en 2012-2013, avec un record à 1 120 face à Montpellier le 23 mars 2013. Puis tout se complique. Bocquaine ferme en octobre 2013 ; en 2014-2015, les Phénix jouent à Barot et à Châlons, et atteignent malgré tout les quarts de finale. Le club dépose le bilan le 4 juillet 2015. Le Reims Métropole Hockey est créé ce même mois

Patinoire Bocquaine à Reims : histoire d'un équipement

Elle avait une façade censée évoquer un demi-bouchon de champagne, une piste aux dimensions olympiques (60 m sur 30) et une tribune de 1 200 places. Inaugurée le 1er décembre 1967 avec un ministre, la patinoire Bocquaine appartenait à un complexe, le Nautilud, qui comprenait aussi une piscine, au bord de la Vesle. Elle a vu naître le hockey rémois, et on peut dire sans exagérer qu'ils sont indissociables.


Elle a aussi eu une vie compliquée. Une grue qui bascule pendant le chantier, des fuites dès 1970, un incendie en août 1975, de l'ammoniac qui s'échappe en 1986, la foudre en 1995, une capacité ramenée à 500 places en 1998 et huit mois de fermeture. Les Flammes Bleues ont dû jouer à Épinal. Mais elle a aussi connu des soirées folles, comme ce soir d'avril 1989 où près de 2 000 personnes s'entassent pour voir Reims-Viry, gradins, escaliers et bord de piste compris, et où l'on refuse 400 entrées.


L'équipement ferme le 25 octobre 2013 par risque de rupture de charpente. La démolition est votée le 16 juin 2014 par le conseil municipal, et les grues entrent en action le 1er septembre. Elles ont fini par avoir raison de cinquante ans de service. Entre-temps, les jeunes avaient leur patinoire : Barot, inaugurée en 1992 dans le quartier de la Croix-Rouge. 


Et depuis le 29 mai 2015, la patinoire Albert Ier accueille le hockey rémois

 Numéros retirés du hockey rémois 


Le 29 septembre 2012, avant Reims-Anglet, le club a rendu hommage à trois anciens joueurs
en suspendant leurs maillots dans la patinoire.
Le 10, Vladimir Kovin. Champion olympique avec l'URSS en 1984, il arrive à Reims en 1988
comme attaquant. À l'exception de la saison 1994-1995, il y reste, puis se consacre à la
formation des jeunes : des générations de Rémois ont appris le hockey avec un champion
olympique. Son numéro ne sera plus jamais porté.
Le 19, Christophe Marcelle. Formé à Reims depuis l'école de glace, défenseur emblématique,
deux fois champion de France avec le club. Le plus capé de l'histoire du club : 411 matchs.
Le 77, Damien Morel. Le plus jeune des trois, lui aussi défenseur. Issu du club historique, il
reprend les patins en 2002 pour aider à rebâtir un club en D3. Il s'investit ensuite à la direction,
en charge des relations extérieures